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Default Media Defamation "December, 2008" - 3rd December 2008

C'est un éditorialiste bien aigri qu'on retrouve. Issa Goraieb cache mal le cachet de propagande dont jouit ce genre d'article.
Faire croire aux gens que la Syrie d'aujourd'hui correspond à celle qui occupait le Liban sous l'ère Hariri ne fait que réduire encore le peu de crédibilité de son journal.

L'éditorial de Issa GORAIEB
Contresens

L'Orient le Jour
03-12-2008

Près de vingt ans après sa désastreuse guerre de libération contre l’occupant syrien, Michel Aoun sera reçu en grande pompe aujourd’hui à Damas. En d’autre temps et dans un contexte différent, l’événement aurait pu revêtir une portée réellement, indiscutablement historique. Avant même d’avoir débuté, cette visite, déclinée comme un facteur de rapprochement, n’aura fait au contraire que raviver les tensions locales ; tout juste apparaît-elle, dès lors, comme un coup platement politicien, un coup fort hasardeux de surcroît.

Ne jouons pas trop les étonnés, pour autant. Après tout, le séisme de 2005 a complètement chamboulé un échiquier politique libanais longtemps géré d’une main de fer par la Syrie. La bataille pour l’extension du mandat du président Émile Lahoud et l’assassinat de Rafic Hariri ont fait d’alliés éprouvés du régime baassiste d’ardents défenseurs de la souveraineté libanaise. Aoun a beau jeu, certes, de leur reprocher d’avoir longtemps fait l’impasse sur ces centaines de détenus libanais en Syrie dont ils exigent avec tant de vigueur la libération aujourd’hui. Il n’en reste pas moins que tous ceux-là, pour leur honneur, ont pris des risques considérables, physiques notamment, pour franchir – dans le bon sens – le Rubicon. Ils y ont laissé des compagnons de route, et non des moindres, ils demeurent à la merci d’une terreur à ce jour impunie.

Bien qu’il s’en défende, c’est objectivement le parcours inverse qu’aura emprunté Michel Aoun, dont le singulier pari syrien souffre au départ de deux problèmes de taille : l’un de crédibilité et l’autre d’opportunité, et par conséquent d’utilité nationale. Moins que jamais en effet, le général ne détient effectivement, aujourd’hui, le titre de patriarche politique des maronites qu’il s’était lui-même décerné il y a quelques mois. Il n’est pas davantage ce Charles de Gaulle dont il se dit fort peu modestement la réplique libanaise, et qui se fait fort de rééditer avec notre voisine de l’Est la fracassante réconciliation franco-allemande en engageant, par son geste, le Liban tout entier.

C’est, faut-il le rappeler, avec une Allemagne solennellement revenue du nazisme et des horreurs de la guerre, une Allemagne gagnée à l’idée d’une Europe de paix et de fraternité que renouait, en 1958, le géant de Colombey-les-deux-Églises. Or, c’est loin d’être le cas de la Syrie, intempestivement blanchie sur tous les tableaux par Aoun sous prétexte qu’elle a retiré ses troupes du sol libanais. En effet, les soupçons les plus graves continuent de peser sur Damas, à propos de la vague terroriste qui a frappé notre pays. De Syrie, assure en outre le dernier en date des rapports de l’ONU, continuent d’affluer armes et combattants, et cela en violation flagrante de diverses résolutions internationales. Et c’est pour rappeler Assad à ses engagements libanais en matière de normalisation diplomatique que Nicolas Sarkozy, auteur d’un premier et téméraire pari syrien, dépêchait dimanche auprès de lui deux de ses plus proches collaborateurs.

Ironiquement pourtant, Damas ne se fait pas faute de normaliser, mais à sa manière : c’est-à-dire en priorité absolue avec les hommes politiques et partis libanais. C’est une file de pèlerins déjà bien longue comme cela que vient de rejoindre le chef du Courant patriotique libre. On ne sait quels gains politiques il pourrait en escompter, et si ses électeurs le suivront ou non sur son chemin de Damas. Ce qui est clair toutefois, c’est que cette visite, si elle ne risque pas trop de changer la face du Proche-Orient, est loin de servir (c’est le moins qu’on puisse dire) les légitimes aspirations des Libanais à des relations saines entre les deux pays. Relations enfin saines et normales, parce qu’elles auraient mis en jeu l’État, et non des chefs politiques inféodés de longue date. Ou bien alors désespérément, sempiternellement en quête de coups d’éclat.

Issa GORAIEB
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Default Media Defamation "December, 2008" - 4th December 2008

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الآن الخيار للناس

النهار
علي حمادة
04/12/2008

زيارة الجنرال ميشال عون التي جرى التطبيل حولها، هي زيارة طبيعية، تأتي تتويجا لتحالف قام على ارض الواقع منذ عام 2005، ومرّ بمراحل تصاعدية كانت مطلوبة لبنانيا لتسهيل هضم القاعدة المسيحية للجنرال الواقع التحالفي الذي يبلغ اليوم ذروته بخروجه الى العلن بالكامل.
هذا الكلام ليس محاكمة لمواقف الجنرال، ولخياراته السياسية. فهذا أمر آخر يطول بحثه. بل يرمي، على النقيض، الى القول انه لو لم تحصل الزيارة لبدا الأمر غريبا تماما، خصوصا ان الجنرال انهى منذ مدة بعيدة تموضعه العلني بجانب النظام السوري، عبر الحلفاء في لبنان، والمواقف المتكررة التي اطلقها مباشرة بعد عودته الى لبنان في السابع من ايار 2005، إن من خلال الحملات المنظمة لكسر الاتهامات للنظام السوري باغتيال قادة من ثورة الارز، او من خلال شن الحروب التحريفية ضد قوى الاستقلال اللبناني التي صنعت ثورة الارز، واخرجت نظام الوصاية السوري من لبنان في حين كان حلفاء الجنرال، وفي مقدمهم "حزب الله" وامينه العام السيد حسن نصرالله، ينظمون التظاهرات لـ"شكر سوريا ورئيسها" بعد اقل من ثلاثة اسابيع على اغتيال الرئيس رفيق الحريري! ويحضرون لثورة مضادة لاعادة السوريين.
الزيارة طبيعية اذاً، وتتوج العلاقة التي تنامت يوما بعد يوم، وتخرجها الى النور بعدما عششت في الظلام مدة ريثما تم تحضير قاعدة منقادة من دون وعي حقيقي لما يجري وللتحديات اللبنانية الفعلية، لتتقبل كلاما صادرا عن "القائد" من دمشق البارحة ذهب الى حد ان يدعو لبنانيين في بيروت الى الاعتذار من سوريا قبل طلب الاعتذار منها او كلام آخر مشبع بـ"ميغالومانيا" فلكية تحاول مصادرة الوجدان اللبناني و"تنقيته" على أعتاب قصر بشار الاسد!
كل هذا، ومع ذلك نحن لا ننتقد الزيارة، وكنا تمنينا لو حصلت منذ ما قبل عودة عون الى لبنان، يوم عقدت الصفقة مع كريم بقرادوني واميل اميل لحود نيابة عن جميل السيد وبقية الفريق المشترك. وهذا بالتحديد ما يدفعنا اليوم الى طرح مسألة الخيارات التي يتعين على المسيحيين ان يختاروا في ما بينها. فبما ان الاوراق باتت مكشوفة في لحظة يعتقد فيها الجنرال عون ان المعادلات الاقليمية تجيز له الخروج الى العلن، صار لزاما على القواعد المسيحية، والانتخابات النيابية على الابواب، ان تعمل عقلها وتفكيرها في الخيارات المطروحة على الطاولة: خيار سوريا – ايران – "حزب الله"، ام خيار لبنان الاستقلال والتنوع و14 آذار.
هذا الكلام ليس تبسيطا للواقع. انما هو تصوير أمين للتحدي المقبل على لبنان. فعندما تفتح دمشق مكتبا انتخابيا لبنانية في الرئاسة، وترفقه بمكتب اعلامي، ويتم التحضير للوائح الانتخابية بمتابعة مباشرة من قصر الرئاسة في دمشق، ويكون الفريق المهيمن فعليا في لبنان هو "حزب الله"، فهل يمكن تجاهل حقيقة ان التدخل عاد في شكل علني؟ والجنرال عون هو جزء من هذه الماكينة... وهو حر في قراره. وعلى هذا الاساس، حبذا لو تتوقف قوى الاستقلال عن انتقاد علاقات عون – سوريا الطبيعية.
ان المعركة المقبلة انتخابيا، اذا حصلت الانتخابات، ستكون مقررة لما يتجاوز مستقبل لبنان المتوسط، الى مصيره ككيان، وكنظام، وكنمط حياة تعددية، كثقافة... من هنا اهمية ان تدرك القواعد المسيحية، كما الاسلامية اللبنانية، خطورة الدرك الذي يقودنا اليه بعض اللبنانيين مدفوعين اما بذكاء اسود، واما بغباء باهر... ويبقى الخيار للناس اولا وآخرا
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Voyage au bout du malentendu

L’analyse d’Élie Fayad


04-12-2008
L'Orient le Jour

« Ich bin ein Damaskiner », eut lancé JFK. Sauf que lui n’avait rien à faire à Damas. Il était parti à Berlin-Ouest défendre ce bout de monde libre cerné par les appétits voraces de l’ours soviétique.
Quant à Charles de Gaulle, dont on eut l’audace de comparer la visite historique à Bonn à celle qu’effectue ces jours-ci le général Michel Aoun en Syrie, il accomplissait le geste symbolique censé mettre le point final au siècle le plus sanglant de l’histoire.
Cent ans plus tôt, Richard Wagner, dont la musique fut annexée post mortem – et à tort – par les nazis, disait déjà à son entourage : « Ne me parlez plus de ce Bismarck. Il est en train de semer les grains de la zizanie entre l’Allemagne et la France pour les cent ans à venir. »
Depuis la désormais fameuse interview de Michel Aoun à L’Orient-Le Jour, il y a deux semaines, toute une génération de nouveaux historiens a germé dans les salons et les colonnes des journaux au Liban. Leur tâche : revisiter le voyage du Français illustre en Allemagne pour mieux le « coller » à celui du non moins illustre Libanais à Damas.
Un commentaire parvenu ces jours derniers à L’Orient-Le Jour disait à peu près ceci : « Oui, les deux visites sont comparables car de Gaulle aussi était opposé à la politique du “ divide and conquer ” pratiquée par les États-Unis. » Fort bien ! Mais alors, dans ce cas, comment expliquer que de Gaulle s’était contenté d’aller à Bonn et avait snobé Berlin-Est ?
La vérité est qu’en 1963, tout comme deux ans auparavant à l’occasion de la visite de Kennedy, l’Allemagne de l’Ouest, vaincue, dénazifiée, démilitarisée, pacifiée, guérie, recevait en ami un président français alors même que les contentieux entre les deux pays avaient été définitivement réglés et que des troupes françaises occupaient encore une partie de son territoire.
Aujourd’hui, Michel Aoun effectue une visite triomphale en Syrie au moment où les points de litige bilatéraux demeurent innombrables et entiers.
Et puis il va sans dire que pour ce qui est de maîtriser la pratique du « divide and conquer », le régime syrien n’a besoin de leçons de personne. D’ailleurs, avec cette visite, on y est en plein.
D’avoir unilatéralement décrété, voilà déjà un bon moment, que la question syrienne n’est plus problématique pour le Liban dès lors que Damas a retiré ses troupes de ce pays, il appartiendra au général de s’en justifier devant l’histoire. Sa démarche aurait été insignifiante, voire puérile, si les sujets de contentieux toujours vivaces entre les deux pays n’étaient pas aussi déterminants, aussi vitaux, pour l’existence même du Liban en tant qu’État indépendant et souverain, et pour le bien-être de son peuple.
Des manuels d’histoire qui enseignent toujours aux écoliers syriens que le Liban est une « création artificielle du colonialisme » à l’énorme farce des fermes de Chebaa, par laquelle ce pays est retenu en otage des surenchères de l’axe syro-iranien, en passant par le dossier des détenus, le trafic d’armes, les bases pseudopalestiniennes, et le reste… les soupçons encore et toujours… tout cela est biffé d’un trait de la main par un homme qui fait de la politique à coups de firmans et se croit nanti, lui et les siens, du ministère de la Vérité.
Certes, le général Aoun dispose d’un « bon » argument, celui qu’il avait déjà utilisé en 2006 pour justifier son document d’entente avec le Hezbollah. Non, disait-il à l’époque, ce n’est pas une alliance, c’est une tentative de libaniser le Hezbollah, de l’amadouer, de le mettre en confiance… pour mieux le désarmer. On connaît la suite.
De Michel Aoun ou de la Syrie, qui va donc réussir à « amadouer » l’autre ?
Loin des épithètes ronflants collés à la visite, la réalité est bien plus terne : contraint comme il le fut en 2005 de changer d’alliances, le général change de politique. Désormais, il s’essaie à une stratégie qui avait tenté bien d’autres chrétiens libanais avant lui, avec des résultats pour le moins mitigés : l’alliance des minorités.
Rappeler qu’il fut lui-même de 1989 à 2005 le principal adversaire de cette politique au Liban est désormais inutile. La vraie question est ailleurs. Elle consiste à déterminer qui, au sein de cette alliance, va non pas « amadouer » l’autre, mais plutôt le manipuler.
Michel Aoun reviendra sans doute avec des « cadeaux » de Syrie. S’il ramène des ex-détenus avec lui, il faudra certes s’en féliciter et s’en réjouir pour les familles concernées. Mais pas plus que lorsque les otages occidentaux des années quatre-vingt faisaient leur apparition à Damas, contraints par-dessus le marché de se soumettre au rituel des remerciements au grand chef, Hafez el-Assad.
Car cela ne ferait que confirmer une fois de plus la terrible duplicité du régime syrien, ce régime qui, officiellement, continue jusqu’à cet instant de nier l’existence des détenus.
Quant au général, le titre de gloire qu’il en tirerait n’épaterait que ceux qui sont déjà épatés. Parce qu’il aurait alors certifié n’être plus rien qu’un instrument de cette duplicité.
« Ich bin ein Damaskiner. » Le Liban officiel est à Berlin, mais Michel Aoun, lui, se trouve à Damas. Cette fois-ci, c’est pour que l’ours soit rassasié.


Élie Fayad

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Selon Monsieur Noun, Aoun n'a consulté personne pour mener la guerre de libération. Ce "journaliste" aurait-il subit la censure à ce point pour faire l'impasse sur la décision populaire qui avait encouragé le général Aoun à libérer le pays?
Ce genre de désinformation ne cesse décrédibiliser l'Orient le Jour depuis plus de 3 ans maintenant. Et donner sans cesse raison à Samir Geagea ne fera qu'empirer le cas auprès des dernières personnes neutres et indépendantes qui lisent ce journal...


La preuve que l'Orient le Jour MENT: voici la vidéo (YouTube - OTV's Documentary : 14 march (episode1)- part1) où le général Aoun demande au peuple de prendre la décision de guerre (environ après 1 min):


En toute liberté
Une mystification de plus ?

L'article de Fady Noun


04-12-2008
L'Orient le Jour

On a beau dire, il y a quelque chose de séduisant à l’idée de voir le général Michel Aoun visiter Damas pour sceller la fin des hostilités avec un régime contre lequel il avait déclaré la guerre. Sans nous consulter.
Certes, un climat d’amitié, de modération, d’optimisme est bien plus favorable qu’un climat d’hostilité et d’inquiétude, pour convaincre les chrétiens d’Orient qu’ils sont, paradoxe, chez eux dans leurs pays.
On sait aussi qu’il y a beaucoup à découvrir en Syrie, notamment les lieux historiques d’une Église naissante. C’est sur le chemin de Damas que les yeux de saint Paul, l’apôtre des nations, se sont ouverts à la vérité du Christ, après avoir été, trois jours révélateurs durant, aveuglés. C’est à Antioche, jadis relevant de la Syrie, que les disciples du Christ ont reçu pour la première fois le titre de chrétiens. C’est en Syrie que saint Maron a vécu, et que sa communauté monastique est née et a crû, pour finalement se constituer en patriarcat.
Mais ce n’est pas du tourisme religieux que Michel Aoun va faire en Syrie, aussi symboliques que soient son voyage et les photos qui lui seront prises.
Ce n’est pas non plus des dividendes politiques qu’il cherche, assure-t-il.
Alors que va faire le général Michel Aoun en Syrie ? Et pour commencer, qui exactement gouverne en Syrie ? De quel type de régime s’agit-il ? Comment s’imbriquent entre elles les différentes polices politiques et quelle en est la hiérarchie ? Avec qui fera-t-il la paix ? Autant de questions qu’il serait utile de tirer au clair, avant de se risquer à tendre la main.
Ces questions, la France aussi devrait se les poser. Nicolas Sarkozy a promis à la Syrie que l’accord d’association qui l’arrimera à l’Union européenne sera ratifié dans les prochains mois. Fort bien. Sauf que pour concrétiser ce partenariat, c’est un dossier bien plus sérieux de respect des droits de l’homme – et des nations – que le régime syrien doit montrer.
Droit de l’homme à la parole, droit de l’homme à ne pas être traité comme un animal, réforme du système pénitentiaire, fin de l’état de guerre, une presse libre, une société civile épanouie et traitée en adulte.
Respect du droit des nations, à commencer par celui du Liban, qui doit être libre de suivre sa propre vocation, loin des manipulations et des ingérences directes et indirectes. Loin du négationnisme de ceux qui répètent que Libanais et Syriens sont « un même peuple », tout en ajoutant que ce même peuple vit dans deux États différents, concédant au Liban cette indépendance qui nous a tellement coûté.
C’est tous ces dossiers que doit emporter avec lui le général Michel Aoun, ou du moins qu’il doit garder à l’esprit, s’il désire que son voyage ne soit pas un pur tapage publicitaire pour le régime de Bachar el-Assad – et pour sa propre personne.
On verra, dans les jours qui suivent, s’il plaide pour une démocratisation des régimes arabes, seule garante à long terme du maintien des chrétiens d’Orient, ou si son voyage n’est qu’une mystification de plus, à l’image de la « guerre de libération » qui a été un épisode de souffrances supplémentaires infligées à ses compatriotes, ou encore de cette « guerre d’élimination » qui a été comme une malédiction pour les chrétiens du Liban.
C’est également en contribuant à l’adoucissement des divisions au Liban même que Michel Aoun réduirait le climat d’inquiétude si décourageant pour les chrétiens d’Orient. Mais c’est là une autre question.
Sauf que c’est – en partie – de la même personne qu’elle relève.
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Quand le général Aoun rencontrait le Mossad à Paris


Le Figaro
04/12/2008

C'est le genre d'information que ses nouveaux amis syriens vont peu apprécier : le général libanais Michel Aoun, actuellement en visite à Damas, a rencontré à plusieurs reprises les représentants du Mossad israélien à Paris, pendant son exil en France, entre 1991 et 2005. Les services de renseignements français, qui surveillaient ses allées et venues, lui avaient déconseillé ce genre de rencontres avec les agents d'un pays, toujours en guerre avec le Liban. Mais le général chrétien refusa de se ranger à ces consignes de prudence. À cette époque, Michel Aoun était l'un des principaux opposants à la présence militaire syrienne au Liban. Depuis son retour à Beyrouth en 2005, il a changé d'avis pour se placer désormais dans le camp de ceux qui estiment - avec le Hezbollah - qu'il convient d'entretenir de bonnes relations avec Damas.


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عون بعد زيارته الأسد: على اللبنانيين الاعتذار من سوريا


المستقبل
04/12/2008

طغى مشهد النائب ميشال عون في دمشق على ما عداه أمس. وطغى أكثر قوله بعد زيارته الرئيس السوري بشار الأسد ان على اللبنانيين الاعتذار من سوريا، قبل مطالبة البعض لها بالاعتذار من لبنان، معتبراً ان لا تأثير لها في الانتخابات النيابية المقبلة "فهي لا توزع الزفت ولا تدفع أموالاً
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عون من دمشق: فليبدأ اللبنانيون أولاً بالاعتذار


النهار
04/12/2008

في خطوة لم تخص بها اياً من حلفائها السياسيين الكبار في لبنان، سابقاً وحاضراً، سواء في عهد الرئيس الراحل حافظ الاسد ام في عهد الرئيس الحالي بشار الاسد، حرصت دمشق امس على ان تسبغ طابعاً استثنائياً على الزيارة الاولى التي يقوم بها العماد ميشال عون لدمشق منذ منتصف الثمانينات من القرن الماضي

وفيما كان عون يرسم عنواناً لزيارته هو انها "لفتح صفحة جديدة مرتكزها الانفتاح" بعدما شكّل بمساره بين 1989 و2006 احد اعتى خصوم سوريا في لبنان، قابلت دمشق ما سماه عون "عملية القلب المفتوح" بالتعامل معه تعاملاً استثنائياً، فاستقبلته استقبال الرؤساء والشخصيات الرسمية البارزة منذ انتقاله من مطار بيروت بالطائرة الرئاسية السورية الخاصة الى مطار دمشق الدولي حيث فرشت له السجادة الحمراء، وصولاً الى قصر الشعب حيث كان الرئيس الاسد في انتظاره عند مدخله وعانقه بحرارة

وعكست موفدة "النهار" منال شعيا التي تغطي زيارة عون لدمشق، اجواء الحفاوة السورية بقولها ان الاسد خاطب عون تكراراً "اهلاً وسهلاً"، ثم قال له في الاجتماع المغلق مع اعضاء الوفد الذين يرافقونه في حضور عدد من المسؤولين السوريين: "كنت خصماً شريفاً وانا اقدّر صلابتك واثمّن مواقفك الوطنية التي تجعلك رجلاً على المستوى العربي". ثم حرص الاسد على عقد خلوة مع عون امتدت نحو ساعتين. ومساءً، وعقب قيام عون بجولة على سبع كنائس في منطقة باب توما، عقدت خلوة بينه وبين وزير الخارجية السوري وليد المعلم ووزراء سوريين آخرين تلاها عشاء رسمي

ووصف عون محادثاته مع الاسد بأنها كانت بمثابة "عملية قلب مفتوح" قائلاً: "تكلمنا بالقلب والعقل معاً كي لا يبقى اثر لماض فيه الكثير من الاشياء الاليمة". غير انه رفض اعتبار الحفاوة السورية به اعتذاراً الى الشعب اللبناني عن فترة وجود القوات السورية في لبنان وقال: "هل اعتذر منا اولاً اللبنانيون، ام لا يزالون مستمرين في ضربنا؟" واضاف: "ما شهدته اليوم في سوريا ليس اعتذاراً من الجانب السوري بل هو تكريم فليبدأ اللبنانيون اولاً بالاعتذار حتى نصل الى الشام". واوضح انه "ليس بيني وبين سوريا عداء بل كانت هناك خصومة (...) وما كان يعتقد انه محرّم اصبح حلالاً وحلالاً جداً

ولوحظ ان عون ميّز بين "سوريا عام 1990 وسوريا 2008"، مشدداً على "ان الفرق كبير
وافادت الوكالة العربية السورية للانباء "سانا" الرسمية ان الرئيس الاسد استقبل العماد عون وعقد معه "لقاءً مثمراً وبنّاء جرى خلاله بحث في كل القضايا والمواضيع القائمة بين البلدين، كما دار الحديث حول التطورات الايجابية التي تشهدها العلاقات السورية – اللبنانية بالاضافة الى الاوضاع في المنطقة والمتغيرات التي تشهدها الساحة الدولية". واضافت ان "وجهات النظر كانت متفقة حول اهمية هذه الزيارة التاريخية لسوريا التي تفتح عهداً جديداً يتميّز بالرغبة المشتركة في بناء علاقات مستقبلية تخدم مصالح الشعبين الشقيقين في سوريا ولبنان وتقوم على الاحترام المتبادل لسيادتهما واستقلالهما. وقد تميز اللقاء بالرغبة المشتركة في الافادة من دروس الماضي من اجل بناء قاعدة متينة ومميزة في العلاقات بين البلدين الشقيقين

ونقلت "سانا" عن الرئيس الاسد "إشادته بمواقف العماد عون المبدئية والوطنية وتثمينه لزيارته لسوريا"، كما نقلت عن عون "تعبيره عن سعادته للقاء الرئيس الاسد منوهاً بمواقف سوريا وحرصها على اقامة افضل العلاقات مع لبنان
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استسلام جنرال


الحياة
حسين حيدر
04/12/2008

لو قدر لنا، او لأولادنا وأحفادنا، ان نبحث بعد عشرين عاما عن خبر في الارشيف يتناول الزيارة التي قام بها امس الجنرال المتقاعد ميشال عون الى سورية، لعثرنا على الصيغة التالية

«بعد فرار استمر 18 عاماً، سلم الجنرال اللبناني ميشال عون نفسه الى سلطات دمشق، مستفيدا من عفو رئاسي سوري صدر لمناسبة بلوغه سن الاستعداد لتقديم اي تنازل ممكن، في مقابل الاحتفاظ بحلم الرئاسة والزعامة، ونُقل وسط اجراءات أمنية في طائرة سورية خاصة الى قصر المهاجرين، حيث وقّع على صك استسلامه وتعهد بأن يتحمل نتائج «صداقته» الجديدة كافة ومهما كانت مكلفة له وللبنان

«وكانت قوات سورية خاصة مدعومة بوحدات من الجيش اللبناني شنت في 13 تشرين الاول (اكتوبر) 1990، هجوما على القصر الرئاسي في بعبدا حيث كان يتحصن الجنرال، لكن هذا الاخير فر الى السفارة الفرنسية ونُقل منها الى فرنسا نفسها، ليمضي 15 عاما، ولم يعد الا بعدما بدأت مفاوضات غير مباشرة بينه وبين السوريين لتسليم نفسه. وتولى رعاية هذه المفاوضات «حزب الله» مكلفاً بفتوى من المرشد الأعلى في طهران، تسمح له بالتقرب من العدو السابق الذي شارك بنشاط في الترويج لقرار مجلس الأمن رقم 1559 في العام 2004 والذي دعا الى انسحاب القوات السورية من لبنان ونزع سلاح الميليشيات اللبنانية وغير اللبنانية

«وكان عون تلقى تحذيرات عدة خلال وجوده في فرنسا من سلطات باريس تنبهه فيها الى ضرورة التقيد باتفاق اللجوء، وضرورة تخفيف نشاطه المعادي لسورية انطلاقا من الاراضي الفرنسية، بعدما دعا في مؤتمر صحافي قبل عام واحد من عودته الى بيروت، الى توقيع عقوبات دولية شديدة على سورية، معتبرا ان ربط خروج قواتها من لبنان ونزع سلاح الميليشيات بحل القضية الفلسطينية بدعة تخرج عن حدود المنطق والقوانين والأعراف

«لكن عون تراجع تماما وبالتدرج عن مواقفه هذه بعد اغتيال رئيس الوزراء اللبناني رفيق الحريري والوعود التي تلقاها بتحقيق حلمه القديم وتطويبه زعيما للمسيحيين تمهيدا لتبوئه الرئاسة، فاعتبر في ورقة قدمها الى مؤتمر الحوار الوطني اللبناني تحت مسمى الاستراتيجية الدفاعية ان سلاح الميليشيات اللبنانية وغير اللبنانية مرتبط فعلا بحل القضية الفلسطينية وحلول السلام في كل الشرق الاوسط، ودعا الى تحويل شعب لبنان كله الى ميليشيا مسلحة، مسترشدا بالنموذج الفيتنامي

«غير ان شهر العسل لم يدم كثيراً بين عون وسورية، فالصداقة مع دمشق مكلفة جدا وتتطلب تنازلات مستمرة، والوقت لم يرحم الجنرال كثيرا بعدما اعتلت صحته النفسية خصوصاً اثر فشله مع حلفائه في نيل الغالبية في الانتخابات النيابية في ربيع العام 2009، فآثر العودة بالتدرج الى مواقفه القديمة، لكنه اصطدم هذه المرة بجمهوره المفترض الذي لم يعد قادراً على تصديقه وتحمل تقلباته السياسية، لا سيما بعدما حال الجنرال طويلا دون حصول مصالحة مسيحية - مسيحية وساهم في تدهور نفوذ المسيحيين وسلطتهم في لبنان، حتى أن بعض الجهات الكنسية ألمح الى مسؤوليته عن تزايد هجرة المسيحيين من هذا البلد بحيث تدنت نسبتهم عن ربع السكان



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Michel Aoun's minority package tour


By Michael Young
Daily Star staff
Thursday, December 04, 2008

You have to hand it to Michel Aoun, he never goes half-way. Here was everyone else staying in Syria for a few hours, two days at the most, and here is Aoun opting for the full four-night, five-day holiday package tour, including visits to religious sites, open buffets, Damascus by night, and an audience with the dictator, all for the low price of his mortal soul.

There will be much dispute over Aoun's choices as he "reconciles" with his old Syrian enemy - his partisans applauding the general, his adversaries finding fault. But a more obvious question is what does Aoun gain from this trip that he didn't have before embarking on the road to Damascus? And what does he lose? - assuming that many Lebanese, perhaps most, still believe that Syria was behind the killing of the former prime minister, Rafik Hariri, as well as of dozens of others beginning in 2005.

To the first question, the easy explanation, an electoral one, is unconvincing on its own. If Aoun's gambit is that he has to become friendly with Syria to be assured that his candidates will be given more room on electoral lists in predominantly Shiite constituencies, as well as Jezzine, then he has already forfeited enough politically to achieve that. Rather, the general's deeper ambition (if "depth" can in any way reasonably be applied here) is to become the primary mediator between the Christians and Syria's regime. Aoun's immediate aim is to displace President Michel Sleiman from that role, but more generally to breathe life into a contentious notion associated with his principal Maronite political ally, Suleiman Franjieh, but also with Aoun's own son-in-law, Gebran Bassil: namely that Christians, in order to protect their community, have a long-term advantage in entering into a strategic regional alliance of minorities with the Shiites and Syria's ruling Alawites.

If there are any doubts about this, the symbolism of Aoun's visit is there to dispel them. The point of the general's planed excursions to Christian shrines in Damascus is to show that Christians thrive under Bashar Assad.

To the second question - what does Aoun have to lose by so flamboyantly settling his differences with a regime accused of systematic murder in the past three years? - the answer is: quite a lot. Through this gesture, the general has taken his followers farther than ever in their divorce from the Lebanese sectarian consensus. Aoun has repeatedly sold his alliance with Hizbullah as a successful effort to preserve that consensus following the 2005 Independence Intifada. That would only be true had Aoun remained a bridge between Sunnis and Shiites. Instead he took sides, and is now thumbing his nose at the Sunni community once more by effectively absolving the Syrian regime of guilt in the Hariri murder; or worse, making it plain that he cares little about that guilt.

But it's the Christians who will ultimately have the most forceful say on Aoun's Damascus trip. And whichever way you cut it, most Christians do not share the general's views on an alliance of minorities, nor are they particularly eager to embrace the Assad regime, preferring a colder relationship of mutual respect. Aoun is under the impression that he can continue to manipulate Christian misgivings about the Sunnis to his advantage. However, those misgivings only have meaning in the context of domestic Lebanese affairs. Once the Christians see the general wanting to take the community into a regional confrontation with the Sunni Arab world, once they realize that Aoun's method for doing so is a partnership with a deeply mistrusted Syrian leadership and with Iran, their reaction will likely be one of suspicion, if only from a perspective of self-interest.


Self-interest counts for a lot, but there is also the matter of principle. It sends a very different message when Lebanese officials, mandated by the government, meet with their Syrian counterparts, and when a parliamentarian like Michel Aoun does so. That's not to say that Aoun had no right to visit Damascus, only that by doing so outside the confines of formal state-to-state relations - the desirable framework for ties between Lebanon and Syria - he injects a form of unilateralism into his act that demonstrates he will ignore Syrian behavior in Lebanon, regardless of how it violates Lebanese sovereignty and United Nations resolutions. That's why Aoun's defending his visit as representing a new page in Syrian-Lebanese relations is so manifestly vain. Aoun claims to be representing all of Lebanon when he only truly represents himself.

Why should that matter? Because it would have been useful, just this once, for the Lebanese to be united around their victims. Aoun's political career since his return to Lebanon has centered on a perpetual struggle against the legacy of Rafik Hariri, whom the general never forgave for having, in death, served as a mobilizing force against the Syrian presence. By transforming his stay in Syria into a grand tour, part political summit, part pilgrimage, by offering so large a dispensation to Bashar Assad and demanding nothing in exchange (except for what Assad will toss him by way of making the trip more palatable in Lebanon), Aoun has betrayed the memory of even those who sided with him in his darker moments: the soldiers who died for him on October 13, 1990, after Aoun had fled to the French Embassy and refused to issue them with an order to surrender; Gebran Tueni, who had his differences with the general, but always defended Aoun's partisans when they were arrested and mistreated by the Lebanese security services; Samir Kassir, who had engaged Aounist students at St. Joseph University and encouraged them in their fight against Syrian hegemony; Antoine Ghanem and Pierre Gemayel, who had, like Aoun, endured years of marginalization at Syrian hands.

Egoism is sometimes a quality of great men. Aoun would agree after placing himself at the same altitude as Charles de Gaulle reconciling France with Konrad Adenauer's West Germany. But his is an egoism without a trace of greatness, without vision or a center of gravity. Aoun took the package tour of Syria, the one the budget tourists choose. He won't come away from the experience with his reputation enhanced.
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2008, aoun, december, defamation, free patriotic movement, future movement, hariri, journalism, kataeb, lebanese forces, loyalist, majority, media, opposition, propaganda, psp


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