Simple règle mathématique.
Avez-vous déjà entendu parler de la loi des trois peuples ? Non ? Alors je me permets de vous renseigner sur cette loi ; ô combien importante ; pour la vie et survie de la démocratie. Elle se caractérise par trois états qui dictent la voie à suivre pour le déroulement sain d’un système politique quelconque, qui assurent la démocratie et donc le libre arbitre d’un peuple.
Peuple est le mot clé de cette pensée comme vous l’avez remarqué. Voici ce qu’est cette loi sacrée : les personnages politiques sont élus du peuple, par le peuple mais surtout pour le peuple.
Disséquons ensemble cette maxime pour mieux le comprendre.
Du peuple : L’homme politique appartient bien au peuple puisqu’il le représente, et toute personne appartenant au peuple peut bien faire partie de la gente politique. Nous remarquons donc que ça marche dans les deux sens et nous concluons alors que le titre d’homme politique ne peut être hérité puisque c’est un droit de naissance. Ceci n’empêche en aucun cas que les fils de ces derniers ne suivent pas la même carrière de leurs parents mais à condition qu’ils aient les qualités nécessaires, bien sûr, car qu’est ce qui nous prouve que l’héritier est un homme politique de renommé et encore, qui nous assure que son
prédécesseur l’était avant lui ?
Par le peuple : sujet bien sensible puisqu’il est en proie à plusieurs interprétations dépendant de la source. Le peuple élit ses représentants, selon son libre arbitre et propre choix, sous aucune influence, quelque soit la nature de celle-ci. Et donc toute tentative de soudoyer les électeurs que se soit financièrement, intimidation morale ou même physique est considéré comme une atteinte à la démocratie et aux libertés.
Pour le peuple : la plus simple à expliquer. En effet les élus n’ont qu’un seul job à accomplir, servir le peuple qui les a si généreusement élus, prouvant ainsi qu’il mérite le siège obtenu au prix de multiples batailles.
Enfin, la loi des trois peuples s’applique de la façon suivante : une fois un citoyen élu légalement et qui accomplit sa mission jusqu’au bout a le droit de revoir son mandat renouvelé.
Malheureusement, nous n’avons pas de réciprocité dans cette règle d’où toutes personnes échouant à tenir ses promesses doit céder sa place dans les délais les plus courts.
Appliquons cette règle à notre patrie : le Liban. Est ce que cette simple loi mathématique est valable dans notre pays ? Commençons par le commencement :
Du peuple : nos députés sont naturellement Libanais et donc font partis du peuple sauf que la plupart sont ce qu’on appelle « les Héritiers » qui ne sont ; en majorités que des ratés et fils de ratés. Ma foi ça s’annonce mal…
Par le peuple : la plupart de ces soit disant élus ne le sont que grâce à ce qu’on appelle la fraude électorale, Dollars, Livre Libanaise, Euro, poulet, contravention non payé,
préjudice moral ou physique… Tout y passe.
Pour le peuple : prenons un moment pour reprendre notre souffle après un long fou rire. Sérieusement, lequel de ces vauriens s’est
préoccupé des besoins du peuple ? Oh oui bien sûr il prend bien soin des siens pour ne pas dire de sa cour comme le faisait il y a déjà deux siècles les rois, empereurs ou autre du genre.
Ainsi nous pouvons conclure indubitablement que cette loi n’est en aucun cas respectée au Liban. Ce qui prouve l’illégitimité de la majorité de notre classe politique C.Q.F.D. (ce qu’il fallait démontrer). Mais malheureusement la faute ne repose pas que sur leurs épaules. Elle repose sur les nôtres aussi, en effet nous ne faisons rien pour changer, nous ne prenons même plus le temps de nous révolter, nous avons perdu le goût de la liberté… Hélas! Nous
préférons quitter notre pays plutôt que de se battre pour lui. En est-on arrivé à ce point de désespoir ? Avons-nous oubliés que nous sommes rebelles, fils/filles de rebelles ? Avons-nous oubliés que tout peuple qui a essayé de nous dominer a échoué ? Cette fois-ci l’envahisseur se lave les mains de toute conquête directe, sa volonté est dictée à ses complices via les ambassades locales, qui année après année réussissent à nous duper. Et c’est avec beaucoup de rage et de volonté que je vous invite chers compatriotes à me rejoindre dans l’ultime bataille contre l’envahisseur pour le repousser une fois pour toute, lui montrer que nous sommes
présents et que nous voulons vivre librement, je vous invite à la réforme, je vous invite au changement enfin je vous invite le 7 juin 2009 à voter « juste » (sa7). Prions tous ensemble : Liban… Éternellement.
Bruno I. MELKI