View Single Post
  (#14 (permalink)) Old
Qwiw
Registered Member
 
Qwiw's Avatar
 
Online
Posts: 1,533
Thanks: 158
Thanked 107 Times in 76 Posts
Last Online: 1 Minute Ago
Join Date: Thu Dec 2004
View Qwiw's Photo Album
Default 21st November 2008

EK se fait un film sur le fait que l'opposition actuelle sera majoritaire, certes, mais s'opposera au président Sleiman... et pire, le pousserait à se soumettre, voire à démissionner.

EK décrit le bloc du centre (à vocation destructif) comme un moyen de se débarasser de Aoun, plutôt que de songer à un bloc du centre constructif.

Il parle de la Syrie vainqueur si l'opposition gagne... il place donc de facto le CPL (contre toute ingérence étrangère, qui plus est syrienne) dans le giron syrien. Est-ce du journalisme?

Et il termine de nouveau en se faisant un film sur l'implication (destructrice) syrienne que le CPL va encourager bien sûr. Il oublie un peu trop vite que le CPL a combattu toute ingérence étrangère dans le pays depuis le début et que les collabos Hariri, Joumblat et compagnie ont vendu le pays à la Syrie.

De qui se moque-t-il?
Ça fait 3 ans qu'il nous répète la même chose, qu'il change de cassette.


Le projet de bloc centriste dérange une opposition assoiffée de pouvoir


L'Orient le Jour
21-11-2008
Le commentaire d’Émile Khoury

Pourquoi certaines fractions opposantes, CPL en tête, se dressent-elles contre le projet d’un bloc parlementaire centriste rassemblé autour de Baabda ?
Les prétextes invoqués sont multiples. Mais il saute aux yeux que le 8 Mars et ses alliés, ouvertement soutenus par Damas comme par Téhéran, se propose de décrocher le pouvoir en remportant les prochaines législatives haut la main. Cet objectif une fois atteint, le général Michel Aoun pourrait, pour sa part propre, mettre en chantier le plan de réforme et de changement qu’il a en tête. Et qui prévoit cette restructuration de l’autorité publique qu’il avait promise en avançant sa candidature à la présidence de la République.
En gagnant les élections, les prosyriens formeraient un gouvernement à leur guise. Ils ont l’intention, indiquent-ils, de proposer au 14 Mars quelques portefeuilles, au titre du principe de la participation. Une offre qui provoquerait, espèrent-ils, bien des divisions dans le camp adverse. Certains loyalistes actuels rejetteraient toute collusion avec les partisans d’une ligne contraire aux constantes nationales. D’autres ne verraient pas d’inconvénient à ce que l’on reconduise l’expérience d’un cabinet d’union, sous condition d’un accord préalable sur la déclaration ministérielle. En cas d’impasse, le 8 Mars se tournerait vers les indépendants, qu’ils aient ou non formé un bloc, pour élargir son assise. Et s’ils refusent, il gouvernerait seul.
Avec un handicap quasi assuré : le gagnant des législatives, quel qu’il soit, ne disposerait pas d’une majorité assez confortable pour avoir les coudées franches. Il n’aurait peut-être même pas les 51 % et n’aurait aucune assurance quant à l’adoption de ses projets. C’est ce que soulignent tous les professionnels. Ajoutant que, selon toute probabilité, un bloc centriste émergent, et assez consistant étant donnée l’attraction naturelle qu’exerce la présidence de la République, jouerait très souvent les arbitres entre loyalistes et opposants. Ou, si l’on préfère, le fléau de la balance. C’est pour écarter ce gêneur potentiel que les prosyriens préfèrent n’avoir en face d’eux que le 14 Mars.
De plus, au niveau institutionnel, les dirigeants prosyriens potentiels neutraliseraient plus aisément les prérogatives du président de la République. Dans ce sens que s’il devait s’aviser de renvoyer en seconde lecture les projets de lois et les textes de décrets au gouvernement et à la Chambre, la nouvelle majorité les confirmerait, en lui forçant la main. En outre, cette majorité pourrait se heurter frontalement à Baabda lors de la formation d’un gouvernement donné. Ce qui pourrait provoquer une crise de pouvoir prolongée, à moins que la présidence ne s’incline pour éviter la paralysie de l’État. Une autre hypothèse étant que, de guerre lasse, le président ne finisse par démissionner. Comme le souhaitent certains présidentiables chroniques.
Une autre raison, évidente, est que le bloc centriste se construirait sur ce qu’ils considèrent comme leur capital électoral propre. Plus précisément, cette force tranquille prendrait, sans doute en pays chrétien, nombre de sièges aux actuels opposants.
Pour ce qui est du régime syrien, il rétablirait pratiquement les deux tiers de sa tutelle politique, en cas de victoire de ses fidèles aux législatives. Aucune décision importante le concernant de près ou de loin ne pourrait plus être prise sans son assentiment. Il imposerait de plus, et derechef, nombre de résolutions ou de choix servant ses intérêts et renforçant son influence. Par exemple, il n’en ferait qu’à sa tête pour ce qui est du tracé des frontières, de Chebaa, de l’armement palestinien hors camps, sans parler de la légalisation de l’arsenal du Hezbollah. Ainsi le Liban serait de nouveau gouverné à partir de la Syrie. Et dans le cas où le 8 Mars devenu le pouvoir, ou certaines de ses composantes, voudrait se libérer de ses chaînes, le régime syrien aurait eu le temps de contrôler suffisamment la scène libanaise pour lui mettre de sérieux bâtons dans les roues.