Premier face-à-face au Sud entre les chars français Leclerc et les Merkava israéliens
Siniora et Merkel d’accord : Pas de progrès possibles sans l’application totale de la 1701
Olmert entendu par la commission d’enquête sur les ratés de la guerre
Dix plaintes libanaises présentées à la Finul
L'Orient le Jour
29-09-2006
Beyrouth attend toujours le retrait israélien du Liban-Sud, que l’ONU espère voir intervenir dans les prochains jours. Le gouvernement libanais a en tout cas fait savoir hier qu’il comptait saisir le Conseil de sécurité si Tel-Aviv retarde encore plus son retrait. Et dans le même temps, les autorités ont
présenté à la Finul une dizaine de plaintes portant sur différentes violations israéliennes.
Le maintien par Tsahal de son occupation de certains territoires limitrophes de la frontière, s’il viole impunément les dispositions de la 1701, n’est d’ailleurs pas sans envenimer le climat sur le terrain. Preuve en est, c’est avec la Finul que la tension est nettement montée hier,
près de Marouahine, où quatre chars Leclerc français qui patrouillaient dans la région ont fait face pendant vingt minutes à deux Merkava israéliens. Il s’agit du premier incident du genre depuis l’arrivée de la Finul Plus.
C’est dans ce contexte que le Premier ministre Fouad Siniora, qui a rencontré hier à Berlin la chancelière allemande Angela Merkel, a mis l’accent, une fois de plus – rejoignant sur ce plan l’avis de Mme Merkel – sur la nécessité pour toutes les parties d’appliquer la résolution 1701, sans quoi aucun progrès n’est possible pour sortir le Liban de la crise.
De son côté, le Premier ministre israélien Ehud Olmert, qui a été entendu hier par les membres de la commission d’enquête israélienne sur les ratés de la guerre, a exclu tout clash avec le Hezbollah dans l’immédiat, tandis que Damas, par la voix du quotidien al-Baas, réaffirmait son soutien au parti chiite.