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25th October 2007
******Israeli Blockade Episode****** Le port de Beyrouth, paralysé, risque de voir son activité de transbordement affectée à plus long terme
L'Orient le Jour
24-08-2006
À l’exception des navires de carburant, aucun navire commercial n’est entré dans le port de Beyrouth depuis près d’un mois et demi. Dix jours après la fin des hostilités, le blocus maritime n’a toujours pas été levé. L’État hébreu ne cesse de répéter qu’il sera maintenu, jusqu’à l’arrivée de forces internationales capables de contrôler les frontières, ou du moins jusqu’à ce que l’État libanais lui-même soit capable d’accomplir cette tâche. [Le port de Beyrouth, paralysé, risque de voir son activité de transbordement affectée à plus long terme]
Donc, pour le moment, malgré les pressions, les navires ne sont pas près d’accoster au Liban.
Hier, l’Association des transporteurs maritimes a tiré la sonnette d’alarme. Si le port de Beyrouth demeure fermé, les compagnies de transport seront bientôt « dans l’obligation de fermer leur société et de licencier leurs salariés », prévient le communiqué.
La fermeture du port, pour une période indéterminée, n’est pas seulement un drame pour les autorités du port, pour la société de gestion du terminal de conteneur, et pour les transporteurs maritimes. Elle porte un coup à toutes les sociétés importatrices et exportatrices du pays, et ralentit considérablement l’activité économique, fortement dépendante de l’étranger. Avant l’offensive israélienne, le volume des échanges extérieurs était en augmentation de 22,5 % par rapport au premier semestre 2005. Les exportations étaient en hausse de 48,8 %, notamment grâce à une augmentation des exportations industrielles de 50 %. Mais revenons aux compagnies les plus directement touchées par la paralysie portuaire. En premier lieu arrive le port, dont les pertes sont estimées « à environ sept millions de dollars » depuis le 12 juillet, selon le PDG de la société de gestion du terminal de conteneurs BCTC, Ammar Kanaan. Quant aux pertes de la BCTC, qui gère le fleuron du port de Beyrouth, le nouveau terminal de conteneurs, elles s’élèvent à plus d’un million et demi de dollars, sachant que le chiffre d’affaires de la société, en temps normal, est de deux millions de dollars par mois, dont 90 % proviennent des navires et le reste d’autres services portuaires. Face à cette situation financière tendue, la société a dû prendre des mesures salariales. Après avoir payé les salaires de juillet aux 350 employés, en l’absence de perspective, la direction a suspendu les deux tiers des contrats de travail. « Il ne s’agit nullement d’un licenciement, précise M. Kanaan, mais d’une suspension conforme au code du travail. Tous les employés retrouveront leurs postes dès la levée du blocus », a-t-il assuré. Ces mesures avaient suscité la colère du syndicat des employés du port, historiquement peu favorable à la privatisation de la gestion du terminal. « Il est absurde de croire que la société, qui a investi 1,7 million de dollars pour former les employés, pourrait les licencier aussi facilement. La compagnie a proposé des alternatives, notamment le transfert momentané des chauffeurs à la société Sukleen qui en avait besoin, mais les salariés ont refusé », a ajouté M. Kanaan.
L’après-blocus
Tant que le blocus n’est pas levé, les pertes ne sont pas encore définitives et s’alourdissent tous les jours un peu plus. Mais tentons l’exercice difficile de projection dans l’après-blocus. Si ce dernier est levé, le port de Beyrouth pourra-t-il facilement remonter la pente ?
« À très court terme, toutes les marchandises importées actuellement stockées dans les ports avoisinants vont revenir à Beyrouth, compenser le manque à gagner subi », affirme M. Kanaan. À ce propos, la compagnie de transport CMA-CGM s’est engagée à acheminer ces marchandises, momentanément déchargées dans les ports de Malte ou d’Égypte, sans frais supplémentaires. Elle a également engagé des contacts avec les autorités des ports d’accueil pour exempter les marchandises de frais de stockage, comme elle a elle-même exempté les importateurs libanais de frais de détention de conteneurs. « La très grande majorité des marchandises reviendront dès la levée du blocus, confirme Georges Kurban, directeur général de la CMA-CGM, à l’exception des produits frais qui ont été déchargés dans les ports syriens de Lattakié ou de Tartous pour être acheminés au Liban par voie terrestre », ajoutant : « La CMA-CGM continue de réserver des conteneurs à destination de Beyrouth, nous avons très peu d’annulation. »
Le PDG du port, Hassan Koraytem, s’attend également à une reprise normale du trafic vers le Liban. Mais à plus long terme, souligne M. Kanaan, les importations risquent également d’être affectées par la baisse prévue de l’activité économique.
Néanmoins, une certitude prévaut : c’est l’activité de transbordement qui risque de payer le plus lourd tribut de la guerre. « Cette activité représentait, en moyenne, environ 30 % du total du volume, et 10 % du chiffre d’affaires », a indiqué M. Koraytem.
Incontestablement, le port de Beyrouth ambitionnait plus que les importations locales. Il visait à devenir un centre de distribution régional. « En juin dernier, les activités de transbordement ont représenté 50 % de l’activité du terminal de conteneurs », a affirmé M. Kanaan. En peu de temps, le port de Beyrouth avait réussi à concurrencer les ports de la région par la qualité de son service et la profondeur de ses eaux. Désormais, il lui sera difficile de retrouver la confiance des clients et des compagnies internationales, dont deux grandes avaient choisi le Liban comme centre de transbordement. « La CMA-CGM continuera de proposer des transbordements au Liban, souligne M. Kurban, mais les compagnies d’assurances risquent désormais d’imposer une surprime aux navires, qui se répercutera immanquablement sur le coût des produits », et qui priverait donc le port de Beyrouth d’un avantage compétitif.
« Le port de Beyrouth commençait à se faire une réputation et un nom au niveau international. Il avait doublé son activité l’année dernière et l’avenir était prometteur. Aujourd’hui, on espère simplement une levée du blocus », a conclu M. Kanaan. Annan s’efforce d’obtenir la levée du blocus « humiliant » pour le Liban
L'Orient le Jour
30-08-2006
La France reproche à l’État hébreu de poser des conditions non prévues par la 1701
Annan s’efforce d’obtenir la levée du blocus « humiliant » pour le Liban
Prodi demande à Bachar el-Assad des « gestes concrets » au Liban 2 500 Casques bleus italiens vendredi à Tyr, 900 français suivront.
Arrivé en Israël venant du Liban, le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a plaidé hier devant les dirigeants israéliens pour la levée d’un blocus qui constitue, à ses yeux, « une humiliation et une atteinte à la souveraineté du Liban ».
Pour sa part, la France a dénoncé la condition – non prévue par la résolution 1701 – que veut imposer Israël pour la levée de ce blocus, à savoir la libération des deux soldats capturés le 12 juillet par le Hezbollah. Au demeurant, l’État hébreu parle aussi d’une nouvelle résolution de l’ONU empêchant le réarmement du Hezbollah.
Pour sa part, l’Italie s’emploie à se poser en interlocuteur majeur dans la crise libanaise. C’est ainsi que son Premier ministre, Romano Prodi, a demandé au président syrien Bachar el-Assad, des « gestes concrets pour faire repartir le dialogue » au Liban.
Sur le terrain, Rome a annoncé l’arrivée, vendredi, à Tyr, de son contingent de 2 500 Casque bleus.
De ces développements, le Premier ministre, Fouad Siniora, et le président de la Chambre, Nabih Berry, ont longuement parlé au cours d’une rencontre en soirée. Le blocus israélien maintient à terre le Pays du cèdre
La fermeture des frontières handicape gravement la reconstruction. Kofi Annan la dénonce, évoquant « une situation humiliante » pour les Libanais.
L'Humanité
31-08-2006
Les bombardements ont fait fuir les investisseurs étrangers, et surtout les touristes. Depuis le cessez-le-feu, le maintien du blocus maritime et aérien est devenu le principal obstacle à une reprise de l’économie du pays.
Depuis le 14 août, quelques rares avions libanais et jordaniens ont été autorisés à se poser sur l’aéroport de Beyrouth - après une escale obligatoire à Amman, en Jordanie. Un geste d’autant moins suffisant que les bombardements ont détruit 600 kilomètres de route et 77 ponts.
Le Liban importait avant le conflit 85 % de ses biens de consommations. Et alors que les usines, tantôt par défaut de pétrole, de main-d’oeuvre ou de matière première, tantôt parce qu’elles ont été bombardées, tournent en moyenne à 20 % de leur activité normale, le blocus vient sérieusement entraver la difficile reconstruction du pays. Pêcheurs empêchés de reprendre la mer pour ceux qui ont encore une embarcation, restaurateurs et commerçants en rupture de stock, agriculteurs privés des semences pour les livraisons de fleurs de Noël.
Aucune filière n’est épargnée. Le président de la chambre internationale de navigation, Elie Zakhour, déplorait la semaine dernière que 18 000 conteneurs qui devaient arriver au port de Beyrouth, aient dû être déchargés en Turquie, en Grèce, à Chypre, à Malte et en Syrie.
« Si le blocus maritime se poursuit, alors le Liban tout entier va devenir de plus en plus vulnérable », alerte David Shearer, coordinateur des actions humanitaires de l’ONU au Liban. Pour la plupart, les ONG humanitaires présentes sur place s’inquiètent surtout des conséquences indirectes du blocus sur leur travail de reconstruction et d’aide au retour des populations déplacées. « Nous allons être concernés très rapidement », alerte cependant Loan Van Tran, chef de mission d’Action contre la faim. Pour l’ONG, la première urgence est de faire face aux difficultés d’approvisionnement en eau. « Nous devons remplacer les tanks qui stockent l’eau dans chaque maison et qui ont été détruits, de même que les tuyaux et l’ensemble des réseaux de distribution, explique-t-elle. Nous essayons de nous approvisionner dans le pays, mais il n’y en a plus. Les fournisseurs sont obligés de s’approvisionner à l’extérieur. En attendant, les gens retournent chercher de l’eau dans les puits avec leurs tracteurs, comme ils le faisaient jadis. »
« J’exhorte mes interlocuteurs israéliens à lever immédiatement le blocus du Liban », a déclaré le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, lors de son déplacement au Liban en début de semaine, à la veille de sa rencontre avec les autorités israéliennes. Ces dernières avaient déclaré vendredi qu’elles ne lèveront leurs restrictions que lorsqu’elles auront la certitude que l’embargo sur les armes à destination du Hezbollah est effectif. « L’embargo aérien, terrestre et maritime constitue pour les Libanais une humiliation et une atteinte à leur souveraineté », a ajouté Kofi Annan qui a cependant ajouté qu’« il faut, bien sûr, que le gouvernement (libanais) prenne des mesures pour s’assurer que toutes les entrées dans le pays (maritimes, terrestres et aériennes) sont sûres ». Anger mounts among Lebanese over Israeli blockade
AFP
04-09-2006
BEIRUT - Anger is mounting in Lebanon's business community over the Israeli air and sea blockade on the country, seen as humiliating and unjustified three weeks into the ceasefire that ended the war between Israel and Hezbollah.
"The purpose of this blockade at this point is beyond me," Elias Sfeir, owner of Tools and Building Materials, told AFP, reflecting a general sentiment among business leaders.
"Now we feel that more and more the Israeli attitude is aimed against all the Lebanese, it is no longer against Hezbollah as such."
Sfeir said 15 containers with goods worth half a million dollars for his company have been blocked in ports outside Lebanon since the blockade went into effect on July 13.
"If this goes on for another month, I'll have to shut down and tell all the staff -- 40 people -- to go home," he said.
Israel imposed the blockade a day after militants from the Shiite Hezbollah group seized two of its soldiers in a cross-border raid that sparked a month-long conflict that killed 1,200 people in Lebanon, overwhelmingly civilians, and at least 160 Israelis, mostly soldiers.
Israel has said that the blockade was to prevent Hezbollah from rearming and that it would be lifted once a UN brokered truce that went into effect on August 14 has been implemented fully.
But given that the ceasefire has held for three weeks and mounting calls by the international community, including the European Union and the United Nations, for the blockade to be lifted, there is general consensus in Lebanon that the measure is no longer justified.
The Lebanese government has said the country sustained some 3.6 billion dollars in material losses as a result of the war and billions more in economic losses. It has also warned of a recession and Lebanese MPs since Saturday have held a sit-in at parliament to protest the blockade.
The United Nations Development Programme (UNDP) last week put at 15 billion dollars Lebanon's direct and indirect losses as a result of the conflict.
Mohammed Ali Abla, who runs a company that imports powdered milk from Europe and Argentina, said if the blockade continues this week the country is likely to start experiencing serious shortages.
"I had a large stock but it's all gone now and about 150 tonnes of powdered milk that were due in this summer are stuck in Antwerp, Malta and other ports," said Abla, who estimates his losses at 150,000 dollars so far.
Already, some stores are beginning to feel the pinch with shelves emptying gradually.
"If this continues, it's a catastrophe for the business community and all Lebanese," said Antoine Bou-Samra, co-owner of La Cigale, an upscale food store that sells imported delicacies no longer available on the market. "Business is down 50 percent and we're losing 10,000 to 12,000 dollars a day."
Sami Salman, managing director of Trans Med, a company that bottles soft drinks and mineral water and which imports consumer products such as detergents, diapers and chocolate, said the blockade had needlessly brought the Lebanese economy to its knees and had victimized the entire population.
"We have had, without exaggeration, 25 million dollars in losses," Salman said, adding that he had been forced to lay off 10 percent of his workforce of 800 employees.
"We will need five to seven years to recover from this if the blockade stops now," he said. "But if it continues, it will be much more."
Salman and others interviewed challenged Israel's justification for the blockade saying that it did not hold up considering that airplanes and cargo ships transporting goods undergo checks at their port of origin.
"I am shipping goods from the United States, Britain and Italy and the source of my goods cannot possibly be the source of armament for Hezbollah," said Sami Khouri, chairman of Teeba Holding, which imports items such as edible oils, frozen vegetables, sugar and corned beef.
"This is all meaningless and it amounts to punishing all the Lebanese." Annan expecting good news about blockade
September 5, 2006 (AP)
U.N. Secretary General Kofi Annan said Tuesday that he expected progress on efforts to have Israel lift its blockade of Lebanon within the next 48 hours.
Annan spoke in this Mediterranean city north of Cairo after a meeting with Egyptian President Hosni Mubarak, on the last leg of a Mideast tour in the wake of the Hezbollah-Israeli war in Lebanon.
"I hope within the next 48 hours, we will have some constructive and positive news about that. We all are working very hard and with a good will," Annan said of the blockade, speaking to reporters after the meeting. "We should be able to resolve it within the next 48 hours."
Israel has said previously that it would lift the blockade only after protections are in place to prevent the Hezbollah militants from getting more arms. International peacekeepers are in the process of moving into Lebanon to enforce a shaky cease-fire that began Aug. 14.
Israel has allowed some commercial flights into Beirut airport and some aid flights and aid cargo ships despite the blockade. Israel to lift Lebanon blockade
Reuters
06-09-2006
BEIRUT - Israel said on Wednesday it would lift an eight-week-old air and sea blockade against Lebanon on Thursday, handing over control to international forces.
Shortly after the announcement, Lebanon said it had formally asked U.N. Secretary-General Kofi Annan -- who brokered the end of the blockade -- to authorize the deployment of German naval ships to monitor the Lebanese coast.
In New York, U.N. officials said they expected Germany to lead a contingent of naval ships that was likely to include vessels from other countries. They said French, Italian, Greek and British naval ships would form an interim deployment.
Israel said Prime Minister Ehud Olmert had been told by U.S. Secretary of State Condoleezza Rice and Annan that "international forces are ready to take over control posts over the sea ports and airports of Lebanon."
"Thus it was agreed that tomorrow at 6 p.m. (1500 GMT), Israel will leave the control positions over the ports in conjunction with the entry of the international forces," a statement from Olmert's office said.
German Foreign Minister Frank-Walter Steinmeier said German border and customs experts would help secure Beirut airport from Thursday, but said a naval request had not been received yet.
"When the request comes we will make our contribution available," he told reporters during a visit to Istanbul.
Israel imposed the blockade, bombing Beirut airport and denying ships access to Lebanese ports, a day after Hizbollah captured two of its soldiers on July 12 and sparked a war that was halted by a U.N.-brokered truce nearly five weeks later.
Lebanon had vowed to bust the blockade if it was not lifted by Friday.
In a sign the end of the embargo was imminent, British Airways said it was resuming direct flights to Beirut after the British government gave assurances it would be safe to do so.
Lebanon's Middle East Airlines and Royal Jordanian began flying regularly into the capital last month, but complied with Israel's insistence all such flights went via Amman. Qatar Airways resumed direct flights to Beirut on Monday.
ARMS SMUGGLING
Israel said it reserved the right to take action to stop any arms smuggling across the Syrian border to the Lebanese Hizbollah guerrilla group until full implementation of the U.N. Security Council resolution that ushered in the August 14 truce.
"We will continue to supervise to see that no weapons arrive through the Syrian-Lebanese border," Miri Eisin, a spokesman for Olmert, told Reuters.
"We see international forces as the best solution ... Until there is an accepted solution to the way (the U.N. Security Council ban on arms shipments) can be implemented, Israel will continue to act in self-defense to make sure no arms arrive."
Lebanon's Foreign Minister Fawzi Salloukh told reporters in Cairo the two Israeli soldiers held by Hizbollah would not be freed unless there were talks with Israel about a prisoner swap.
Israel says the main violation of the Security Council resolution is Hizbollah's failure to free the two soldiers.
"A continuation of this violation will have consequences," said Israeli Foreign Ministry spokesman Mark Regev.
Annan said he would send an envoy to the region to work on the issue before the end of the week.
He said he was pleased Israel had decided to end the Lebanon blockade and that he would continue to do all he could to ensure full implementation of the Security Council resolution.
"The lifting of the blockade will enable Lebanese Prime Minister Fouad Siniora and his government to accelerate their economic recovery and reconstruction program," Annan said in a statement.
Two Lebanese soldiers were killed and a third was wounded in the south as they tried to defuse an Israeli land mine.
Alexander Ivanko, a spokesman for the U.N. peacekeeping force in Lebanon, said protests had been lodged with Israel on Tuesday over truce violations.
Hundreds of youths clashed with riot police in Turkey's capital Ankara, protesting parliament's decision to send soldiers to Lebanon.
The parliament voted on Tuesday to contribute non-combat troops to the U.N. force, due to be beefed up from its pre-war 2,000 to 15,000.
Turkish Prime Minister Tayyip Erdogan declined to say how many troops would go but officials have said the number was unlikely to exceed 1,000.
Israeli troops withdrew from nine more border posts they had occupied in the war, Lebanese security sources said.
Annan has said Israel should complete its pullout once 5,000 U.N. troops were on the ground. The U.N. force now numbers 3,100. A French battalion with tanks and artillery is due next week and another Italian contingent is set to be deployed. Le blocus israélien au Liban levé jeudi
AFP
06-09-2006
Le blocus aérien et maritime imposé par Israël au Liban sera levé jeudi à 15 h GMT (17 h, heure française), a annoncé le bureau du premier ministre israélien, Ehoud Olmert
"Il a été décidé que jeudi à 18 h locales (15 h GMT), Israël quitterait ses positions lui permettant de contrôler les ports (libanais) et, en parallèle, la force multinationale s'y déploiera", a indiqué la présidence du Conseil israélien dans un communiqué.
Le blocus aérien et maritime était imposé depuis le 13 juillet, au lendemain du déclenchement de la guerre entre Israël et le Hezbollah libanais. Il est resté en vigueur en dépit de la cessation des hostilités le 14 août aux termes de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU. Cette résolution prévoyait aussi la levée du blocus.
La décision de lever le blocus a été prise après que la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, et le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, "ont annoncé hier (mardi 5 septembre) et ce matin (mercredi) au premier ministre Olmert que la force multinationale était prête à exercer un contrôle des ports et aéroports du Liban", a précisé la présidence du Conseil à Jérusalem.
"Il a été convenu entre le gouvernement libanais et l'ONU qu'une flotte allemande se déploiera au large des côtes libanaises. Des experts allemands avec leurs équipements sont attendus par ailleurs ce jour (mercredi) à l'aéroport de Beyrouth", a ajouté le communiqué.
Le blocus donnait des signes d'affaiblissement
Selon ce même communiqué, Kofi Annan a par ailleurs souligné que "d'ici le déploiement de la flotte allemande dans un délai estimé à deux semaines, des forces (navales) italiennes, françaises et grecques effectueraient la mission (de surveillance des côtes libanaises) sous le commandement de la force multinationale".
Le secrétaire général de l'ONU avait affirmé mardi en Egypte que le blocus israélien du Liban devrait être levé sous 48 heures. Réagissant à ces déclarations, Israël avait conditionné la levée du blocus à la mise en place d'un embargo pour empêcher la contrebande d'armes au profit du Hezbollah.
Le ministre libanais des affaires étrangères, Fawzi Salloukh, a affirmé mercredi au Caire que son pays pourrait briser "par tous les moyens", le blocus imposé par Israël s'il n'était pas levé d'ici 48 heures.
"Nous allons attendre les 48 heures données par Kofi Annan, et si la situation est réglée, nous le remercierons. Si ce n'est pas le cas, le gouvernement libanais prendra toutes les mesures nécessaires et brisera le blocus par tous nos moyens", a dit le chef de la diplomatie libanaise à des journalistes, en marge d'une réunion des ministres des affaires étrangères de la Ligue arabe.
Dans les faits, le blocus donnait des signes d'affaiblissement : lundi 4 septembre, Qatar Airways avait effectué un vol commercial direct entre Doha et Beyrouth et plusieurs compagnies aériennes ont décrété une reprise de certains vols vers la capitale libanaise, avant même l'annonce israélienne. |